Tambours luminescents


Ces sculptures lumineuses sont réalisées dans des tambours dont la peau diffuse la lumière. Ces sculptures vivent, lentes, hypnotiques, par le mouvement des couleurs et l’impermanence des motifs qu’elles dessinent.
Chaque lampe contient au moins six univers colorés, esprits qu’un coup de tambour suffira à appeler.

L’ours des cavernes

Peinture rupestre en mouvement. Association des plus vieux traits tracés par Homo sapiens et des lumières modernes. Cet ours rappelle les préoccupations de nos ancêtres, notre part sauvage et indomptable. Il nous propose des instants de répit méditatif, comme de petites hibernations dans un monde qui nous sollicite sans cesse.

Enthéogénèse

Avec son esthétique psychédélique, cette cellule évoque l’apparition de la vie sur terre. Les substances psychédéliques qui sont à l’origine de cette esthétique, sont souvent qualifiées à tort d’hallucinogène. Pourtant elles ne font pas voir ce qui est extérieur à nous, mais ce qui est en nous. Elles sont parfois qualifiées plus justement d’enthéogène, en ce qu’elles permettent la manifestation du divin en nous. Et au bout du chemin, il y a la cellule. Elle rappelle que le spirituel prend son origine dans la matière et que notre ancêtre le plus lointain est une cellule.

L’appel des collines

Celui qui chemine entre les collines, est happé par la nécessité absolue de voir au-delà. Cheminer entre ces reliefs, c’est vivre le mouvement perpétuel de la curiosité, la soif infinie d’un horizon nouveau. Seuls les matins et les soirs aux couleurs changeantes, laissent à l’esprit la tranquillité d’admirer le spectacle, qui n’a plus besoin des pas pour avancer.

Les phénomènes de la conscience  

Les cercles concentriques structurent l’espace des perceptions. Le premier mouvement est celui de la concentration, la convergence vers le centre. Le second mouvement est celui de l’expansion depuis le centre, ou l’épanouissement de la conscience quand l’attention est concentrée. Les variations des couleurs racontent ces deux mouvements de l’esprit, elles nous invitent à un voyage méditatif. C’est une proposition, mais non une condamnation, car il suffit d’une tape sur le tambour pour s’échapper vers d’autres horizons.

Malapi

Malapi, ainsi nommé par les amérindiens wayana de Guyane, est une représentation symbolique de l’hirondelle. Elle fait partie de l’iconographie tressée sur les objets en vannerie. L’arouman, matériau à partir duquel sont tissés ces objets est au centre de la culture matérielle traditionnelle de ces populations. Cette plante, la forme des objets et les motifs qu’ils y dessinent par leur mathématique des entrelacs, font aussi partie de leur représentation symbolique. Le monde aurait ainsi été tressé en arouman par un démiurge, après un essai décevant de façonnage à partir d’argile.

Confluences

Nous sommes tissés par nos rencontres et nos éloignements, nos voyages et nos repos. Nous sommes la matière digérée et structurée de nos nourritures. Chaque jour nous voyons le même visage dans le miroir. Et pourtant, si chaque instant le fleuve se ressemble, les eaux passent, les courants nombreux, et les mouvements des reflets ne sont jamais les mêmes, les lumières sont changeantes.

Généalogie du sacré – Gothique

Les rosaces subliment les rayons du soleil qui entrent dans les églises. Elles participent avec la pierre et l’architecture, les chants et les rituels, à entretenir la ferveur des croyants. Les églises ont pris place sur d’anciens site paganistes, ces croyances oubliées qui avaient recherché les points les plus vibrants de la terre. Mettre une rosace gothique dans un tambour chamanique, c’est rappeler que la spiritualité a une généalogie, et la faire redescendre dans la matière qui nous constitue.

Généalogie du sacré – Mandala

En Inde, le culte du Theyyam remonte bien au-delà de la religion hindoue. Ces rituels, sont des danses de masques, de pieds nus sur la terre, autour du feu et au son des tambours. Ce sont des danses qui ramènent les Hommes à la terre, des rituels de transe. Syncrétiques, ils ont absorbé des éléments de l’hindouisme, parfois d’autres religions, mais gardent aussi leurs divinités locales. Le mandala dans le tambour est une autre généalogie du sacrée et rappelle que les hommes n’ont pas créé les dieux en un seul jour.

Minos

Le labyrinthe est une image du voyage psychique, spirituel de l’Homme, voie de la connaissance de soi. En Crête, c’est là que le héros traque le monstre, représentation des pulsions animales. Dans ce labyrinthe qui prend la forme du serpent, symbole de la connaissance au-delà du bien et du mal, apparaissent parfois ces personnages. Ces silhouettes indéterminées nous laissent choisir qui de nous est le héros et qui de nous est le monstre, et nous invitent à nous questionner sur le bien fondé du crime de Thésée.

Flow

Une vague qui évoque le taijitu, représentation symbolique du yin et yang. Ici c’est une transposition de cette représentation du monde au travers du dualisme entre la mer et le ciel. En se mélangeant, les couleurs du ciel et de la mer font parfois disparaitre leur ligne de séparation. Vivre cet instant fugace, c’est apercevoir l’unité, comme un scintillement de vérité immuable, hors du temps. C’est l’instant de réalisation du tao, apercevoir un caillou qui nous indique qu’on est sur le chemin. C’est aussi décrit comme un état mental, appelé le flow en occident.